Johnny Mafia : Bientôt un nouvel album et un « parrain » légendaire

Sept ans après leurs débuts, les Johnny Mafia entrent dans la cour des grands avec autant d’enthousiasme et de talent.

De plus en plus convoité, le groupe d’origine sénonaise Johnny Mafia ne lésine pas sur les moyens pour se faire connaitre. Un succès bien mérité après de longues années de scène, sénonaise à leurs tous débuts. On se souvient du petit groupe qui faisait trembler les planches de la cité de Brennus. Depuis lors, fini le transport de matériel dans une brouette, les Johnny Mafia n’ont cessé de faire frémir festivals et concours, de Sens à Belfort en passant par Perpignan ou encore Dijon. Le groupe s’affiche même comme l’un des espoirs du punk-rock français et se professionnalise.

Il y a quatre ans, les jeunes musiciens rencontrent Frédéric Millat, manager depuis 8 ans, notamment au sein de la structure Exaequo Production. Interpellé dans un premier temps par des avis artistiques intéressants, le manager est finalement séduit. « Les ayant vus sur scène, ils n’étaient pas tous majeurs à l’époque, l’énergie du groupe, le fait qu’ils mélangent un peu du punk, du garage, plein de choses qu’ils ont digéré alors qu’ils sont tous jeunes, même du punk des années 50, 60, le fait qu’ils aient vraiment un son, une qualité artistique. Je me suis dit, tiens c’est sûrement prometteur. C’est ça qui m’a convaincu. C’est le live. L’énergie en live. Le fait qu’ils restent insouciants, qu’ils ne se prennent pas au sérieux… ». Ce manager sera la clé de leur succès au national puis à l’international.

Avec 200 concerts environ à leur actif depuis 2013 dont 73 en 2017, ces jeunes sénonais vivent une belle ascension. « Après tout s’est enchainé » précise Fabio qui vit un rêve comme ses camarades. Au festival Musicasens de 2013, le groupe « était super content de jouer à Sens devant autant de monde » confie Fabio, le guitariste du groupe qui considère cette scène comme très formatrice. Johnny Mafia avait été ensuite sélectionné pour les Inouïs du Printemps de Bourges en 2014. En 2017, « les enfants terribles de Sens », qualifiés ainsi par la Grosse Radio, ont carrément enflammé la scène des Eurockéennes de Belfort.

Energie et mélodies combinées, le groupe plait, et particulièrement aux anglophones, c’est indéniable. « On a toujours plus ou moins joué comme ça. Finalement le son, il se créé au fur et à mesure. On a toujours aimé faire des chansons mais avec une énergie punch. On essaie de garder ce côté » explique Fabio. Une énergie qui marque les esprits. En 2017, c’est un label anglais qui les aura repérés lors du festival Hipsville qui se déroule dans le parc d’attraction Dreamland Margate, dans le Kent en Angleterre. Véritable coup de cœur de l’organisateur du festival, les Johnny Mafia fouleront forcément d’autres scènes du pays de Shakespeare à l’avenir. Quant au label, une collaboration est pour le moment en pourparlers.

Aujourd’hui, Johnny Mafia prépare un nouvel album avec un nouveau batteur, Enzo Boulanger, qui remplace Nicolas Morizot. Le titre n’a pas encore été défini mais l’on sait que ce nouvel opus présentera entre 10 et 12 morceaux à la fin de l’année avec une ambiance similaire à « Michel Michel Michel ». L’enregistrement débutera dans un mois au sein du Minimoon Studio, à Montpellier. Mais pas avec n’importe qui. C’est le producteur mythique de la scène de Détroit, Jim Diamond, qui accompagnera le groupe. Par un concours de circonstances, le fondateur de Ghetto Recorders, studio né en 1996, avait fini par s’installer dans le sud de la France, par amour dixit le magazine Rolling Stones. Une fierté pour les membres de Johnny Mafia vue la notoriété du personnage.