Track, un premier album qui dépote

L’artiste Track, de son vrai nom Sofiane Oukhedouma, a sorti son premier album le 10 février 2017. Près d’un millions de vues sur Youtube pour son titre « Le temps d’un rêve » en 2008 n’a pas laissé l’artiste de marbre qui a cru plus que jamais en lui. Mais le jeune homme de 24 ans n’avait pas spécialement souhaité surfer sur cette vague de succès à l’époque. Il préfèrera miser sur la qualité et plus de maturité artistique pour son EP « Face à Face » sorti en novembre 2015 puis pour son album « Qui vivra verra » sorti le 10 février 2017. Cet opus de quinze titres est porté, malgré lui, par le très beau morceau « Solidarité » qu’il a écrit suite à l’attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015.

Track s’adresse directement à la solidarité, à la manière de Soprano dans son titre « Mélancolie ». Une solidarité un peu trop absente à son goût et « qui est malheureusement toujours d’actualité ». Mais ce n’est pas pour autant qu’il s’enfermera dans cet état d’esprit souhaitant laisser sa chance aux autres titres. Le son de Track est travaillé. Et bien que susceptible d’ambiancer quelques discothèques pour certains morceaux, il rythme tout bonnement un contenu plus en profondeur.

Pour le rappeur, la haine n’a pas sa place dans sa musique d’autant qu’elle peut influencer une jeunesse fragile à l’écoute des figures du milieu. Et « on en revient toujours à la solidarité ». Track est nostalgique de cette époque où se réunissaient les rappeurs le temps d’un morceau collectif en réaction à un évènement et porteur d’un vrai message. Il estime que les clashs et la violence ont davantage envahi le milieu, devenu individualiste, à l’image de la société actuelle.

Track avait également participé aux trois éditions du festival « Hip-Hop Block Party » organisé par O’Maxx Prod au Clos-le-Roi à Sens. L’évènement n’avait pas été autorisé par la ville en 2014 puis la motivation s’est perdue. Ce festival bénéficiait pourtant d’un vrai public composé de diverses classes sociales et permettait une certaine cohésion sociale ainsi qu’une rencontre artistique et culturelle. La culture hip-hop a eu, de fait, tendance à disparaître du paysage sénonais alors que la ville avait un vrai potentiel en la matière. Ecartés du festival Musicasens, les rappeur sénonais ont aujourd’hui peu voire pas de scène sans le « Hip-Hop Block Party » que les organisateurs, dont Shiro Harada (ex FLX), souhaitaient développer. L’idée était même d’en faire un évènement phare de hip-hop de la cité de Brennus et même au-delà de ses frontières.

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