Guillaume Farley, « l’énième » prodigieux

Guillaume Farley navigue d’un style de musique à l’autre. Tantôt teintés de rock, tantôt de reggae, les morceaux de son nouvel album « J’attends un évènement » sorti en janvier 2016 alternent entre légèreté et gravité. Pour lui, « c’est un album un peu sur l’accomplissement de soi. J’ai essayé de le faire avec un peu de légèreté et d’humour si possible ». L’artiste les compose et les interprète sans jamais se prendre au sérieux. Pourtant il aurait pu, vu son brillant parcours en tant que bassiste, guitariste et compositeur.

Il a effectivement accompagné de grands artistes, sur scène, comme Juan Rozoff, « c’était un mec dont j’étais très fan. C’est un des rares gars qui a su faire du funk en français avec du fond, avec un truc bien dedans, avec une vraie personnalité », Sandra Nkaké, « une chanteuse de soul vraiment fabuleuse », pendant cinq ans, Gotainer durant cinq années également, un artiste qu’il admire et avec lequel il prend beaucoup de plaisir à travailler. « Mais ça ce sont les grandes lignes, j’ai joué avec plein d’autres gens [en studio]. J’ai posé des guitares pour Grand Corps Malade, des basses pour Youssou N’Dour », ou encore des basses sur l’album de Faudel « Un autre soleil » au début des années 2000.

Mais c’est avec beaucoup de modestie qu’il aborde sa carrière, comme en atteste également sa chanson « L’énième » : « Je suis l’énième connard avec ma guitare. Je suis l’énième bouffon avec mes chansons », des mots qui auront virevolté dans son esprit pendant près de douze ans avant que le morceau final ne prenne forme.

Guillaume Farley est un véritable showman dans l’âme. Issu d’une famille de comédiens, déjà petit il s’amusait à organiser des spectacles et à raconter des blagues, « j’étais un petit ouistiti surexcité ». Dès sa plus tendre enfance Guillaume Farley fait ses armes à la basse. « Dès que j’ai commencé la basse, j‘ai appris des accords de guitare parce que je voulais chanter les chansons des autres. Donc j’apprenais les chansons de Renaud, de Brassens, de Gotainer… ».

Dès ses quinze ans, il intègre le groupe de son grand frère, « Avril », grâce auquel il joue sur ses premières scènes. Il monte ensuite un groupe de funk, puis un projet de chansons d’amour à deux « Naturalibus », en tant qu’auteur-compositeur-interprète en compagnie d’Hélène Mittet. « Il y avait une belle effervescence autour de Naturalibus, parce qu’il y avait ce concept de faire des conversations entre un homme et une femme ». Un projet très original, jamais exploité auparavant qui a suscité l’intérêt de beaucoup de gens. Ce projet aura permis à Guillaume Farley d’assurer, en 2007, cinq premières parties de la tournée Divine Idylle de Vanessa Paradis. Et plus récemment, il a également joué aux côtés de Michel Fugain dans le cadre du projet « Pluribus ». Aujourd’hui, parallèlement à sa carrière de musicien, Guillaume prend des cours de danse dans un style funky-jazz qui « éveillent tous les fantasmes de l’enfant qu’il était. Je me suis juste dit pourquoi j’ai pas fait ça plus tôt. En tout cas mieux vaut tard que jamais ». Guillaume Farley ajoute tout bonnement une nouvelle corde à son arc d’artiste au talent déjà bien affirmé. 

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