Qu’est-ce que la Neuro-Immuno-Modulation ?

On pensait autrefois que le corps subissait et agissait en fonction de ce que l’esprit pouvait transmettre comme émotions. Et ce postulat a bien fait rire les scientifiques. Toutefois, les mentalités et la science ayant évolué de concert, des recherches approfondies ont été effectuées dans le domaine des neurosciences.

« La neuro-immunomodulation concerne la recherche du schéma des interactions et des mécanismes moteurs de la régulation entre système nerveux central et système immunitaire (ou système lymphoïde). Selon ce concept, des altérations de l’un des deux systèmes peuvent être ressenties au niveau de l’autre. C’est par l’étude des lésions ou des stimulations du système nerveux à l’aide de divers procédés qu’a commencé à se développer réellement la recherche dans ce domaine. […] Désormais, il est possible de dire que la neuro-immunomodulation est un lien anatomique entre le système nerveux central et le système immunitaire, mais également un lien physiologique, hormonal, fonctionnel, utilisant des mécanismes très complexes encore mal connus […] »

Stress et immunologie par Françoise Villemain

Sans se perdre dans trop de détails scientifiques, la neuro-immunomodulation implique également l’action de neurotransmetteurs, de protéines et d’hormones sur le système immunitaire et leur rôle dans l’apparition du stress. Par exemple, des protéines identifiées dans le système immunitaire ont été décelées au niveau du cerveau. Ces protéines (comme les interleukines) transmettraient directement de nouvelles informations à certaines régions du cerveau (hippocampe par exemple). Le système nerveux aurait donc le pouvoir de moduler les fonctions immunitaires alors que le système immunitaire informe le système nerveux sur son état de fonctionnement (effet immunomodulateur). C’est pourquoi les scientifiques sont tentés de croire que le système immunitaire apparaît comme le miroir du système nerveux. C’est le domaine de la Psycho-Neuro-Immunologie.

Mais le contraire est aussi vrai. Le système immunitaire peut avoir un impact sur le système nerveux.

Par conséquent, une corrélation entre l’esprit (le cerveau plus rationnellement) et ses effets sur le corps a été établie clairement.

Ainsi, la barrière qui opposait les biologistes et les spécialistes de la psyché semble s’écrouler peu à peu.

Une nouvelle forme de médecine

Aujourd’hui, bon nombre de scientifiques, disposant d’une technologie nécessaire à ce rapprochement, peuvent prouver une communication évidente entre un processus dépressif et l’apparition de la maladie, et par là même le rôle prépondérant de la pensée positive dans certaines cultures.

La neuro-immunomodulation est une science qui pourra également expliquer l’importance et les effets des thérapies cognitives ou thérapies alternatives telles que la méditation etc, que l’on associe trop souvent à un effet placebo.

En somme, l’ère du soin des maladies médicales des plus bénignes aux plus graves (maux de tête, ulcères, défaillances cardiaques, cancer…etc.) par la pensée positive pourrait renaître de ses cendres. De la même manière que le cerveau suggère la maladie « physique », il peut très bien encourager le corps à lutter contre cette maladie par un processus inverse.

Et la dépression ?

La dépression est un mécanisme moléculaire selon lequel les neurones diminuent leur efficacité entre eux. Il existe aussi dans ce cas une interaction évidente entre le système immunitaire et le système nerveux. Tout autant que les évènements majeurs d’une vie, le stress serait une des sources de la dépression.

Plus qu’on ne le croit, les traits de personnalité d’individus sujets à diverses maladies auto-immunes, mais aussi certains cancers, tels que la soumission, l’évitement des conflits et la répression émotionnelle sont impliqués. Ces personnes sont les plus susceptibles de déclarer une dépression longue durée. Et cette dépression est susceptible d’engendrer des maladies physiques plus ou moins graves.

La médecine des émotions

La « Médecine des émotions » par le Professeur David Servan-Schreiber

Après des études de médecine et de psychiatrie, David Servan-Schreiber s’est tourné vers la recherche fondamentale en neurosciences cognitives. Il est ensuite revenu à la pratique clinique tout en poursuivant ses travaux sur la neurobiologie des émotions. Après vingt ans passés aux Etats-Unis, où il a contribué à fonder puis à diriger le Centre de médecine complémentaire de l’Université de Pittsburgh, il réside aujourd’hui en France.

http://www.guerir.fr

La « médecine des émotions » peut compléter une psychothérapie cognitive, basée sur la pensée elle-même, le cerveau cognitif. Le principe de la médecine des émotions est relativement simple à comprendre. Elle considère deux cerveaux, le cognitif, précédemment cité et l’émotionnel, beaucoup en profondeur. La psychothérapie permet de recentrer des pensées automatiques (négatives et en proie à la fatalité) vers des pensées plus proches de la réalité, par l’expression orale. En revanche, cette « médecine émotionnelle » cherchera plus à cerner des troubles physiologiques contrôlés par le cerveau émotionnel, selon l’activité de ce dernier.

La « médecine des émotions » inclut l’apprentissage de notre propre stress et autres faiblesses de notre corps par la méthode de Cohérence cardiaque Le concept de cohérence cardiaque est issu des recherches médicales dans les neurosciences et la neuro-cardiologie. Il est apparu aux Etats-Unis il y a une dizaine d’années, lorsque son impact bénéfique sur la gestion du stress a été mis en lumière par l’Institut HeartMath . Il a notamment été montré que cette méthode a de nombreux bénéfices sur la santé, un rôle important dans la prévention des maladies cardio-vasculaires et permettait de s’affranchir des médicaments types anxiolytiques ou antidépresseurs.

Encore peu répandu en France, la méthode de la cohérence cardiaque reste pour l’instant confinée à la sphère médicale. Cependant, grâce au concours de David Servan-Schreiber qui l’a présenté dans son dernier livre, le grand public devrait enfin avoir accès à cette méthode, appliquée notamment à la gestion du stress, notamment.

Certains organismes proposent des formations allant dans ce sens en y ajoutant des méthodes de PNL (Programmation Neuro Linguistique). La PNL propose à la fois un modèle général du psychisme humain et une communication visant à le mettre à jour afin de faciliter le changement. Cette méthode appréhende la communication au sens le plus large, elle s’y intéresse car elle permet de saisir et de modifier la manière dont les individus apprennent, changent et se développent. Elle appréhende la façon dont notre communication est influencée par notre expérience subjective et la façon dont elle l’influence à son tour. Par ailleurs, il faut par rapport à cette méthode rester vigilent car étant peu connue et pratiquée, en France, les abus existent.

Pour en savoir plus

Est-ce que le stress vous rend malade et la croyance vous rend bien ? La science articulant le corps et l’esprit. </ br>

Esther M. Sternberg M.D., National Institutes of Health, Bethesda, MD, USA.

EuroBrain – La dépression (pdf) The European Dana Alliance For The Brain

Le cerveau à tous les niveaux !

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